À NOTER
L'exposition est désormais terminée. Les ressources autour de Geneviève Antonioz De Gaulle, Pierre Brossolette, Germaine Tillion et Jean Zay restent accessibles.

Jean Zay

1904-1944

Portrait de Jean Zay en bichromie

Né en août 1904, Jean Zay devient, à trente-et-un an, ministre de l'Education nationale et des Beaux-Arts du gouvernement de Front populaire conduit par Léon Blum. Condamné injustement en 1940 par le régime de Vichy pour des raisons politiques, il est emprisonné de 1940 à 1944, pour ses idées et ce qu'il représente, avant d'être assassiné par des membres de la Milice le 20 juin 1944.

Une ascension rapide en politique

Né à Orléans le 6 août 1904, Jean Zay  est profondément marqué par la Première Guerre mondiale au cours de laquelle combat son père. Après de brillantes études, il devient avocat et journaliste, avant de s'engager en politique. Élu député en 1932, il devient ministre en 1936. Léon Blum le nomme au ministère de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts.

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Une longévité record au ministère de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts

Il reste en poste pendant une quarantaine de mois, au gré des gouvernements successifs ; un record à cette époque d'instabilité gouvernementale chronique ! Il réorganise le secteur éducatif et culturel pour le rendre plus efficace et lance plusieurs projets comme la création du Festival de Cannes, celle du CNRS et de l'ENA. Ces projets, pour certains interrompus par la guerre, furent conduits après sa mort.

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Résister à l'Allemagne nazie et à l'emprisonnement 

En 1940, Jean Zay démissionne de son ministère pour pouvoir s'engager comme député combattant contre l'Allemagne nazie. Après la défaite, Jean Zay monte à bord du Massilia, un bateau affrété pour conduire les membres du gouvernement et du Parlement en Afrique du Nord pour continuer le combat depuis les colonies. En fait, c'est un piège tendu par le régime de Vichy du maréchal Pétain. Jean Zay est alors arrêté au Maroc en août 1940. À l'issue d'un procès politique, il est condamné à une peine similaire à celle d'Alfred Dreyfus : la déportation à vie. Jean Zay est finalement emprisonné à la prison de Riom, après plusieurs transferts. Pour résister, il cherche à y mener une vie de travail la plus normale possible. Chaque jour, il s'emploie à concevoir des projets pour la France d'après-guerre. Il en transmet certains de façon clandestine à des organisations de résistance. Prétextant un transfert vers une autre prison, la Milice le tue à bout portant pendant le trajet, le 20 juin 1944. Il crie alors « Vive la France » au moment où ses bourreaux s'apprêtent à tirer. 

Découvrez des images d'archives de Jean Zay, alors ministre de l'Education nationale.

Images d'archives montrant Jean Zay, alors ministre de l'Éducation nationale, inaugurant un refuge sur le Mont-Blanc. Lors de son passage au gouvernement, Jean Zay accorda une place importante au sport dont il organisa l'enseignement à l'école et en dehors de l'école. Août 1938. ©Gaumont Pathé

Retrouvez les dates clés du parcours de Jean Zay sur la frise chronologique de l'exposition.

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