À NOTER
L'exposition est désormais terminée. Les ressources autour de Geneviève Antonioz De Gaulle, Pierre Brossolette, Germaine Tillion et Jean Zay restent accessibles.

Germaine Tillion

1907-2008

Portrait de Germaine Tillion en bichromie

Ethnologue née en 1907, Germaine Tillion est une des figures du réseau de résistance du Musée de l'Homme. Déportée au camp de concentration de Ravensbrück par les nazis, elle poursuit la résistance sur place. À la Libération, elle poursuit de nombreux engagements, notamment pendant la Guerre d'Algérie. Elle meurt dans sa 101e année, en 2008.

.

Une vocation au service de la recherche

Née le 30 mai 1907 à Allègre, Germaine Tillion part dans sa jeunesse conduire des missions d'exploration ethnographique dans les montagnes de l'Aurès, en Algérie, sur les conseils de son maître, le grand ethnologue Marcel Mauss. Elle est une des pionnières de l'étude des sociétés berbères. Déterminée à entamer une carrière universitaire, elle s'inscrit en thèse, avec le projet d'étudier une tribu berbère, les Ah-Abderrahman.

Résister encore et toujours

De retour en France pendant la Seconde guerre mondiale, elle s'engage en résistance dès 1940. Elle participe aux activités du réseau du Musée de l'Homme. Dénoncée, elle est arrêtée en août 1942 et internée à la prison de la Santé puis à celle de Fresnes. Sur place, elle poursuit la résistance en faisant passer des messages à l'extérieur. Elle est ensuite déportée à Ravensbrück, en 1943, avec le statut « Nuit et Brouillard », c'est-à-dire qu'elle doit disparaître sans laisser de trace car considérée comme une opposante féroce au nazisme. Au camp de concentration, elle s'attache à expliquer le fonctionnement économique du système concentrationnaire pour mieux y résister. Elle écrit également une opérette pendant sa déportation pour résister par le rire face aux nazis.

Les engagements humanistes d'après-guerre

Après la guerre, elle s'engage pour le développement et la paix en Algérie, particulièrement pendant la guerre d'Algérie au cours de laquelle elle milite pour l'arrêt des exécutions capitales par la France et des attentats contre les civils par les indépendantistes algériens. Elle lutte également contre les systèmes concentrationnaires dans le monde. En 2007, son centenaire est célébré par la création mondiale de son opérette au théâtre du Châtelet. Elle s'éteint l'année suivante, en 2008, à l'approche de son 101e anniversaire.

Retrouvez un entretien avec Germaine Tillon avec l'INA.
Interviewée à l'occasion d'une série de reportages sur les grandes figures du vingtième siècle, Germaine Tillion rappelle sa soif de vérité et, surtout, son opposition stricte à la peine de mort y compris pour les "criminels auxquels [elle] ne pardonne pas". Décembre 2000.

Retrouvez les dates-clef du parcours de Germaine Tillion sur la frise chronologique de l'exposition.

Découvrez les biographies de :
Pierre Brossolette
Geneviève de Gaulle Anthonioz
Jean Zay